Le 1er juin, le Smic a augmenté de 2,41 %, porté par le déclenchement automatique de l'article L. 3231-5 du Code du travail. Cumulée à la revalorisation de 1,18 % du 1er janvier, la hausse dépasse 3 % en moins de six mois, indexée sur la seule inflation, déconnectée des gains de productivité qui devraient pourtant tirer toute progression salariale durable. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en a fait un trophée social. A tort. Cette énième envolée du salaire plancher n'est pas la victoire des travailleurs qu'on nous chante : c'est l'humiliation infligée aux classes moyennes françaises, sommées d'applaudir leur propre déclassement.

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