Guillaume Tabard : «RN, un statut de favori flatteur et fragile à la fois»

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Jordan Bardella et Marine Le Pen en février dernier.

Jordan Bardella et Marine Le Pen en février dernier. LUDOVIC MARIN / AFP

CONTRE-POINT - C’est la première fois que le parti lepéniste aborde une élection présidentielle en position de favori. Mais si la vigilance du RN s’impose, c’est que ce double statut de favori de l’élection et de « chouchou » de l’opinion expose.

Ce n’est pas parce qu’on est déjà en tête dans les sondages qu’on ne peut pas progresser encore. Dans quelques heures, un baromètre exprimera une nouvelle et forte hausse de la popularité de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, accroissant leur avance sur Édouard Philippe. Dans la foulée de deux sondages d’intention de vote (Ifop-Le Figaro puis BVA- Le Parisien) leur accordant à l’un et à l’autre de 31 à 36 % des voix au premier tour. Le baromètre est au beau fixe au Rassemblement national.

Paradoxalement, un ciel trop dégagé génère sinon de l’inquiétude, du moins de la vigilance. C’est la première fois que le parti lepéniste aborde une élection présidentielle en position de favori. Et qu’il ne profite plus uniquement du rejet de ses adversaires mais d’une adhésion positive de l’opinion, moins de deux ans après avoir fait l’objet d’un « front républicain ». Dans l’histoire de ces dernières décennies, et toutes sensibilités confondues, il est rare de voir popularité personnelle et potentiel…

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Le Figaro

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