Guillaume Tabard : « Sans consensus au Parlement sur l’aide à mourir, s’en remettre aux Français »

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Le premier ministre Sébastien Lecornu à l’Assemblée nationale, le 5 mai 2026.

Le premier ministre Sébastien Lecornu à l’Assemblée nationale, le 5 mai 2026. Alice Sacco / REUTERS

CONTRE-POINT - Expert dans l’art de la temporisation et de la concertation, Sébastien Lecornu n’avait aucune obligation à convoquer sans tarder la commission mixte paritaire ou à céder à l’injonction de la présidente de l’Assemblée qui se targue d’avoir «fixé au gouvernement» son calendrier.

La fin du parcours parlementaire se profile. Personne ne s’attendant à une commission mixte paritaire (CMP) conclusive ce mardi, chacun guette maintenant le vote définitif à l’Assemblée nationale. Au plus tard en juillet, ont exigé Yaël Braun-Pivet et les partisans d’un droit à l’aide active à mourir. Au plus tard en juillet, a concédé le gouvernement, pressé d’offrir à Emmanuel Macron son trophée pour une année 2026 « utile », de montrer que le Parlement peut malgré tout voter des textes et, enfin, de passer à autre chose.

Ce sprint final est triplement paradoxal. Il faut d’abord se souvenir de la condition première fixée par le chef de l’État lui-même dans un entretien à La Croix et à Libération : construire une « loi de rassemblement ». Avancer « de manière apaisée », n’avait-il de cesse de répéter. Or, au fil des débats, loin du rouleau compresseur consensuel annoncé, se sont exprimés des doutes et des oppositions, et notamment au sein des personnels soignants. Les…

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Le Figaro

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