Météo : jusqu’à 26 degrés dans le Sud, un avant-goût d’été dès ce lundi de Pâques

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Un avant-goût d’été dès Pâques ? Après un épisode nuageux et des pluies éparses ce dimanche, le lundi de Pâques s’annonce bien plus estival. Le soleil va rayonner sur quasiment l’ensemble du pays, l’occasion de profiter à plein de ce week-end rallongé. Les températures devraient suivre et nettement remonter dans l’après-midi, surtout dans le sud où des pics à 26 degrés, voire 28 très localement sont possibles. Le nord sera dans un premier temps épargné, on attend 15 degrés dans les Hauts-de-France lundi. Mardi, la journée devrait être encore plus douce.

« Ce regain de chaleur va remonter par le sud ouest du pays et s’imposer ensuite sur toute la France, sans doute jusqu’à vendredi », précise Guillaume Séchet, météorologiste, créateur du site Meteo-paris.com. Il l’explique par une masse d’air plus douce qui nous vient des Açores et des Canaries, et le maintien d’un anticyclone au-dessus de l’Europe. « Le vent, orienté au sud, fait remonter de l’air chaud d’Afrique du Nord vers la France qui sera vraiment au cœur de cette vague de chaud toute la semaine », détaille le prévisionniste.

Pas un épisode exceptionnel…

Cette hausse des températures est particulièrement appréciable après un épisode de dix jours de températures en dessous des normales de saison. Elle va marquer les esprits même si, assure l’expert, de tels premiers « coups de chaud » en avril ne sont pas non plus exceptionnels. « Le 5 avril 2025, il a fait 26 degrés à Paris, rappelle-t-il. En prenant encore plus de recul, on s’aperçoit qu’au début du mois d’avril 1946, il avait fait 26 degrés à Paris, tout comme en avril 1892 et le 11 avril 1939, on avait même atteint 28 degrés ! »

Ce qui le surprend davantage et « pourrait devenir marquant », c’est cette poussée rapide, maintenue sur plusieurs jours. « Nous ne sommes que tout début avril et les températures prévues sont très hautes, proches des records de saison, insiste-t-il. Et de jour en jour, en ajustant nos modèles, les prévisions sont à la fois de plus en plus douces et l’épisode de plus en plus long… Au départ, on le prévoyait durer jusqu’à mardi, avant-hier jusqu’à mercredi et désormais jusqu’à vendredi », souligne l’expert. Au-delà ? Lui-même anticipe une possible bascule en fin de semaine du vent, nous venant plus du sud mais de l’est et qui pourrait ramener de l’air plus continental, rafraîchir les températures et mettre fin à cette parenthèse.

… excepté dans son intensité et sa durée

Sur l’hypothèse d’un effet du réchauffement climatique, le prévisionniste se montre prudent : pas sur la séquence elle-même. « Ce que l’on remarque, c’est que ces épisodes sont plus fréquents et plus longs. Les températures sont aussi plus élevées lors de ce type d’événement, précise-t-il. Autrefois, pour atteindre de telles températures en avril, il fallait un flux d’air venant du sud très, très puissant alors que maintenant, il suffit qu’il soit léger… C’est ce degré de plus sur l’ensemble de la planète qui fait toute la différence, ça explique pourquoi on atteint plus facilement des records alors que la situation n’est pas forcément exceptionnelle. »

D’ici vingt ans, il estime que des épisodes de chaleur de plusieurs jours — sur quinze jours même — comme celui-ci devraient se généraliser. « J’espère seulement qu’on n’y est pas déjà, parce que ça voudrait dire qu’il y a vraiment une accélération » du dérèglement climatique, conclut Guillaume Séchet.

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