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Le Shark TurboBlade ne ressemble pas vraiment aux autres ventilateurs domestiques. Avec ses deux modules orientables, son flux large et de nombreux modes, il promet de brasser l'air autrement. Ce format original impose toutefois quelques compromis.
Déjà bien installé dans de nombreux secteurs de la maison, Shark tente de se faire une place sur un autre terrain saisonnier avec le TurboBlade. Ce ventilateur sans pales ne ressemble pas vraiment aux modèles colonne habituels : il adopte une forme plus large, presque façon éolienne, avec deux modules orientables chargés de diffuser l'air.
Vendu 280 € à son lancement, le TurboBlade se positionne dans le haut du panier des ventilateurs domestiques. Shark mise ici sur une ventilation multidirectionnelle, une oscillation jusqu'à 180°, 10 vitesses, plusieurs modes automatiques et un mât télescopique pour adapter le souffle selon les usages.
L'appareil veut donc tout faire : accompagner une journée de télétravail, comme nous en avions fait l'expérience lors d'un épisode de canicule, rafraîchir une chambre la nuit ou brasser l'air d'une pièce plus vaste. Reste à voir si ce format très particulier a tenu ses promesses une fois confronté à nos appareils de mesure.
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ErgonomiePlutôt un destin de sédentaire
Le principal défaut du TurboBlade ne vient pas de ses commandes, plutôt bien pensées, mais de son gabarit. Avec 6,18 kg sur la balance et une structure assez large, l'appareil n'est pas le ventilateur que l'on déplace d'une pièce à l'autre d'un simple geste.
Shark a bien prévu une poignée à l'arrière, et il reste possible de le transporter dans la maison, mais il faut le faire à deux mains et avec un minimum de précaution. En clair, le TurboBlade peut passer du salon à la chambre de temps en temps, mais ce n'est pas le modèle idéal si l'on souhaite le changer plusieurs fois de place au cours de la journée.
© Les Numériques
Il est encore moins indiqué si l'on cherche un ventilateur à emmener régulièrement dans une résidence secondaire, chez des proches ou sur un lieu de vacances. Son format et son poids en font davantage un ventilateur que l'on installe durablement dans une pièce, quitte à lui trouver ensuite la bonne orientation. Notez qu'une fois installée après le premier assemblage, il n'est plus possible de retirer les pales. En revanche, bon point, le rangement dans un espace étroit est possible dans sa position verticale.
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Pour le reste, l'expérience est plutôt convaincante. La télécommande donne accès aux principaux réglages, aux 10 vitesses indiquées sur l'appareil par des points lumineux, à la minuterie jusqu'à 12 h et aux modes d'oscillation.
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Elle vient se fixer magnétiquement à l'arrière du ventilateur, une petite attention pratique qui évitera de la perdre au bout de deux jours, ce qui est à peu près le destin de toute télécommande livrée avec un appareil que l'on n'utilise pas forcément tout au long de l'année.
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Enfin, l'entretien est aussi un point fort de ce type de produit sans pale, puisque nous n'aurons pas à les nettoyer. La seule action à réaliser de temps en temps, plutôt aisée, consiste à retirer et nettoyer le filtre à l'arrière.
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PerformancesÀ distance, il respire mieux
Les mesures du Shark TurboBlade demandent un peu de contexte. Contrairement à un ventilateur classique, le souffle ne sort pas principalement au centre de l'appareil. Il est généré au niveau des deux modules latéraux, ce qui explique des relevés très contrastés à courte distance. À 30 cm, nous avons ainsi mesuré jusqu'à 2 m/s sur un côté et 1,9 m/s de l'autre, tandis que le centre apparaît beaucoup moins représentatif de la puissance réellement ressentie.
À 1 m de distance, le TurboBlade atteint 0,95 m/s en fonctionnement normal et 2 m/s à pleine puissance. À 2 m, le flux devient plus homogène avec 0,65 m/s en vitesse normale et 1,5 m/s au maximum. C'est finalement à cette distance que l'on comprend mieux l'intérêt de sa conception : il s'agit moins un jet d'air très concentré que d'un brassage large, capable de couvrir une zone de manière assez enveloppante.
Sa portée utile mesurée atteint 4,30 m pour un débit d'air de 0,3 m/s. Le résultat est donc intéressant pour un bureau, une chambre ou un salon. Le TurboBlade ne fait évidemment pas baisser la température de la pièce, il change surtout la perception de la chaleur. En période de canicule, c'est déjà beaucoup, tant que l'on est dans son champ d'action. Comme il couvre large et oscille horizontalement, c'est plutôt simple. Il faudra toutefois se charger de régler l'inclinaison des pales à la main.
BruitDiscret en douceur
Le bruit doit lui aussi être pris en compte. À vitesse minimale, le TurboBlade sait se faire oublier : dans une pièce de vie, on ne l'entend quasiment pas. C'est un bon point pour une utilisation nocturne légère ou pour garder un flux d'air discret en travaillant.
Nous avons en revanche relevé 43,5 dB à mi-puissance à 1 m de distance, un niveau encore acceptable en journée, mais audible dans une chambre silencieuse. À pleine puissance, le ventilateur grimpe à 54,5 dB. Le souffle est alors nettement présent, ce qui réserve ce réglage aux moments où l'on cherche vraiment de l'air, plus qu'à une utilisation discrète prolongée.
ConsommationPas la clim’, pas la facture
La consommation est l'un des arguments solides du TurboBlade face à une climatisation. Nous avons mesuré 5 W à basse vitesse pendant 1 h de fonctionnement et 50 W à pleine puissance. Sur une base de 8 h par jour pendant quatre mois, cela représente environ 4,8 kWh au minimum et 48 kWh au maximum.
Même utilisé longuement, le TurboBlade reste donc un appareil peu énergivore. Il ne rafraîchit pas l'air comme une climatisation, mais il améliore le confort thermique avec une dépense électrique très contenue. C'est finalement tout l'intérêt d'un bon ventilateur, n'est-ce pas ?
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Points forts
Qualité de fabrication et design original.
Récupération de la poussière pour un entretien facile.
Plusieurs modes et puissances.
Nombreuses possibilités d'orientation.
Points faibles
Poids et encombrement importants.
Pas d'app pour le contrôler.
Orientation des pales à la main dans le sens vertical.
Ne garde pas la dernière option sélectionnée.
Conclusion
Note de la rédaction
Comment fonctionne la notation ?
Le Shark TurboBlade est un ventilateur à part, et c'est ce qui fait autant son intérêt que ses limites. Son design façon éolienne domestique peut surprendre, tout comme sa manière de souffler : l'air ne sort pas principalement au centre, mais au niveau des deux modules latéraux. Une fois placé à bonne distance (autour de 2 m), le flux devient plus homogène et l'appareil se montre convaincant pour brasser largement l'air d'un bureau, d'une chambre ou d'un salon. Il améliore nettement le ressenti thermique avec plusieurs modes bienvenus, une oscillation efficace, une télécommande pratique et une consommation contenue. Il sait aussi rester très discret à basse vitesse, même si les niveaux intermédiaires et la pleine puissance se font logiquement entendre. Son vrai défaut est son gabarit. Lourd, large et peu pratique à déplacer, il s'apprécie davantage comme un ventilateur que l'on installe dans une pièce précise que comme un modèle à promener partout dans la maison. Reste un ventilateur bien construit, agréable à utiliser et réellement efficace dans son domaine. Le TurboBlade ne promet pas le froid d'une clim’, mais il offre un souffle ample, modulable et plutôt bien maîtrisé.
Sous-Notes
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Ergonomie
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Performances
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Bruit
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Consommation

il y a 13 hour
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