SORTIE DE SÉANCE - La fresque consacrée au général de Gaulle a été projetée en salle mercredi 3 juin. Les impressions matinales, à la sortie du Pathé Parnasse, se révèlent positives malgré «quelques longueurs».
Passer la publicité Passer la publicitéUne projection qui « fait porter un nouveau regard sur la Seconde Guerre mondiale », constate un des premiers Parisiens à avoir vu La Bataille de Gaulle . Le Figaro était présent pour la projection la plus matinale de France, au Pathé Parnasse (XIVe arrondissement). Les spectateurs interrogés estiment, au long des deux heures quarante du film d’Antonin Baudry, avoir (re)découvert de nouvelles facettes d’un géant du XXe siècle.
Porté par ses 70 millions d’euros de budget, le récit donne à voir « une autre vision de l’histoire », observe Marc un habitué du Pathé Parnasse, la cinquantaine fringante. À l’entendre, le futur premier président de la Ve République n’avait pas eu, jusqu’ici, un «portrait aussi authentique», capable de le présenter dans sa grandeur comme dans ses failles, «un visionnaire qui aura su porter à bout de bras la Résistance». « Le film montre à quel point cet homme a été ridiculisé et a dû se battre pour réussir à affirmer sa position et celle de la France libre », reprend enfin le cinéphile.
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Dans cette première partie (la deuxième sort le 3 juillet), le réalisateur Antonin Baudry emmène aussi le spectateur sur les champs de bataille, notamment à Bir Hakeim dans le désert libyen. Un théâtre d’opérations trop rarement montré à l’écran. La suite se déroule à Londres, où la France libre prendra naissance. Le long-métrage se révèle « bien mené », avec « d’excellents acteurs », constate malgré tout, Marc. Simon Abkarian, en tête. Il assume «avec dignité la trajectoire de cet homme seul», conclut Marc finalement.
« On redécouvre la ténacité, voire l’obstination, d’une personnalité qui ne se laissait pas marcher sur les pieds », constate avec admiration et nostalgie Jean-Charles. Pour lui, cette fresque « rappelle que rien n’est inéluctable ». Il pointe aussi du doigt une vision plus neuve de l’historiographie de la Guerre 39-45: «Pour une fois, le regard porté à l’histoire est ni britannique ni américanisé mais bien français».
Pour autant, le sexagénaire, tout comme d’autres de ces spectateurs matinaux, pointent « quelques longueurs ». Mais pas assez pour les décourager de revenir en salle début juillet, où se joue la deuxième partie de cette geste. Même s’ils en connaissent déjà la fin.

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