Rafael Nadal champion du dolorisme dans le tennis :il révèle avoir fait deux perforations intestinales liées aux anti-inflammatoires

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Quand douleur rime avec performance. Dans une série documentaire parue sur Netflix, le tennisman Rafael Nadal évoque son rapport à la douleur et aux blessures, qui s’inscrit dans une culture du dolorisme, bien connue dans le milieu du tennis.

Le multiple champion, qui a remporté le tournoi de Roland Garros 22 fois, a notamment souffert durant sa dernière année sur les courts de tennis, ponctuée de multiples blessures.

Au micro du média espagnol Marca (Source 1), le tennisman indique avoir eu des soucis de santé tout au long de sa carrière, sur plusieurs parties de son corps. « Mais je pense que tout part d’une seule chose : mon pied. La solution qui m’a permis de continuer à jouer au tennis a été la semelle orthopédique pour soigner cette blessure. Mais cela a perturbé le reste de mon corps. Je pense donc que c’est là que tous mes problèmes ont commencé, même si cela m’a permis d’avoir une longue carrière. Une carrière qui, en 2005, quand j’avais 19 ans, semblait terminée pendant quelques mois », s’est remémoré Rafael Nadal. Le jouer de tennis s’est en effet vu diagnostiquer, tôt dans sa carrière, le syndrome de Müller-Weissqui touche l’os naviculaire de son pied gauche, lui occasionnant des douleurs aiguës et chroniques.

Le tennisman, désormais à la retraite, a également évoqué la fois où il a décidé de prendre des anti-inflammatoires de son propre chef, en cessant d’en référer à son kinésithérapeute, qui n’aurait par ailleurs pas été d’accord.

« Quand je dis qu’il y a une limite entre le bien et le mal, c’est parce que je sais pertinemment que c’est nocif pour mon corps. D’ailleurs, comme je l’ai dit, j’ai eu deux perforations intestinales à cause de la prise excessive d’anti-inflammatoires. Mais sans ça, ma carrière aurait été complètement différente », a confessé le sportif.

Rafael Nadal indique par ailleurs avoir fait appel à une psychologue, puis à un psychiatre, pour faire face à des difficultés d’ordre psychique.

Vers un rapport plus sain au corps ?

Mais au niveau performance physique, celui que l’on a longtemps surnommé le roi de la terre battue a laissé une certaine empreinte dans le tennis mondial en termes de culture de la douleur, ou dolorisme. Comme si la douleur, et les anesthésies et anti-inflammatoires qui en découlent, étaient normales et acceptables, voire souhaitables, pour aller au bout de soi-même, de ses limites.

Désormais, les nouvelles générations semblent plus enclines à écouter leur corps et moins prêtes à sacrifier leur corps et leur santé pour des enjeux sportifs. Et c’est sans doute une bonne chose.

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