Une étude copilotée par un chercheur de l’Institut Curie montre l’intérêt de modifier le traitement hormonal d’un cancer du sein avancé avant même que la progression soit visible à l’imagerie, sur la seule base d’analyses de l’ADN tumoral circulant.
Soigner ce que le corps ignore, mais que le sang sait déjà. Prescrire un médicament sur la base d’une simple analyse de sang, sans attendre des symptômes ou une lésion visible à l’imagerie, cela existe : un diabète, une hypercholestérolémie, une insuffisance rénale ou une hyperthyroïdie peuvent être traités sans leur laisser le temps de faire des dégâts. En oncologie, la question a longtemps été hors sujet car les marqueurs sanguins n’existaient pas ou leur fiabilité n’était pas avérée. On ne traitait que lorsque la présence du cancer (ou sa récidive) était attestée par l’imagerie et/ou la biopsie. Ce dogme commence néanmoins à s’effriter avec les résultats d’une étude sponsorisée par AstraZeneca, inspirée par des travaux français, et dont les résultats consolidés ont été présentés ce mardi au congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique (Asco), à Chicago.
L’an dernier déjà, l’étude SERENA-6 avait eu les honneurs de la conférence plénière et d’une publication dans le

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