Le Conseil national du sida veut garantir un accès équitable à la PrEP

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Chaque année en France, environ 5 000 personnes découvrent leur séropositivité pour le virus du sida. Dans le cadre de la prévention du VIH, la prophylaxie pré-exposition reste « peu connue et inégalement accessible ». L’alerte a été donnée par le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS). Dans un communiqué, le CNS appelle les pouvoirs publics à élargir les opportunités de proposer la PrEP à « toutes et tous ». D’après les conclusions d’une étude réalisée par EPI-PHARE, le Groupement d’Intérêt Scientifique ANSM – Cnam, publiée en 2022, ce traitement permet d’éviter de se contaminer dans 93 % des cas quand la precription est bien suivi.

Le Conseil national du sida et des hépatites virales rappelle que « la prévention du VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST) repose sur une palette d’outils diversifiés, considérablement enrichie : aux outils classiques que sont notamment le préservatif et le dépistage se sont ajoutés le traitement comme prévention (TasP), la prophylaxie pré-exposition (PrEP) orale, et aujourd’hui la PrEP injectable à longue durée d’action. Mais le recours à la PrEP reste limité et inégalement réparti ». La PrEP est disponible en France depuis ans sous forme de comprimé, depuis quelques mois il est également possible de l’utiliser sous une forme injectable. Elle est prise en charge intégralement par l’assurance maladie.

« Le recours à la PrEP reste insuffisant, y compris au sein de ce public. Près de la moitié des hommes pour lesquels elle serait indiquée ne l’utilisent pas, en particulier les plus jeunes », met en avant le communiqué. Le Conseil national du sida et des hépatites virales rapporte que la PrEP reste peu connue de populations particulièrement exposées au VIH comme les femmes migrantes d’Afrique subsaharienne, les hommes migrants, les travailleurs et travailleuses du sexe, les personnes trans, en situation de précarité ou éloignées des grands centres urbains.

Pourquoi ce faible recours ?

« Les freins sont multiples (délais d’accès, stigmatisation, obstacles administratifs et linguistiques, précarités socio-économiques), aggravés par l’affaiblissement des associations de proximité et les restrictions d’accès à l’aide médicale de l’État (AME) et aux permanences d’accès aux soins de santé (PASS) », avance l’instance.

Pourtant, depuis 20213, le CNS préconise d’affirmer la PrEP comme outil de première ligne au sein d’une palette de prévention sans hiérarchie. « La PrEP devrait pouvoir être une opportunité pour toute personne, à différents moments de sa vie, de prévention contre le VIH aussi fiable et légitime qu’une autre, notamment que le préservatif », assure le CNS.

Dans son communiqué, le CNS appelle les pouvoirs publics à renforcer l’accès à la prévention diversifiée, dans laquelle la PrEP doit désormais constituer un outil de première ligne. « Il recommande de développer l’information et les modalités d’offre adaptées aux situations et aux contextes de vie des personnes ».

Sources

Prévention : garantir un accès équitable pour toutes et tous à la PrEP, CNS, 1er juin 2026

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