Pourquoi les enfants ont déjà des maladies de personnes âgées ?

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Certains jeunes ne sont pas en bonne santé. En cause ? La sédentarité. À l’occasion de la Semaine du muscle, du 1er au 7 juin, les Assises du muscle organisées par l’AFM-Téléthon et l’Institut de Myologie pointent un manque d’activité des jeunes.

« Les muscles que les jeunes ne construisent pas, ils ne les récupéreront pas ».

Interrogés par l’Agence France Presse, Fabrice Chrétien, Pr de neuropathologie à l’hôpital Sainte-Anne Paris Cité et à l’Institut de Myologie, et le Pr Raphaël Vialle, chef du service de chirurgie orthopédique de l’enfant à l’hôpital Armand Trousseau AP-HP et Sorbonne Université confirment que la sédentarité représente un fléau pour la jeunesse : « La sédentarité, des petits jusqu’à l’adolescence, c’est un énorme problème de santé publique. C’est une bombe à retardement : les muscles qu’ils ne construisent pas, ils ne les récupéreront pas ».

Et d’ajouter : « Un enfant doit avoir de l’activité physique pour que sa musculature se développe normalement. […] Ces enfants ont des douleurs chroniques - dos, genoux, chevilles, voûtes plantaires - parce qu’ils sont trop lourds ou pas assez musclés ».

La sédentarité n’est pas sans conséquence chez les enfants, ces derniers souffrent de maladies souvent associées aux personnes plus âgées comme le diabète de type 2, du cholestérol, des infarctus du myocarde dès l’âge de 30 ans. En effet, de nombreux élèves passent plusieurs heures par jour devant un écran et souvent au détriment de la pratique d’une activité physique. D’après les chiffres de Santé publique France, les 9-11 ans passaient 2 h 33 devant un écran en 2022.

Une pratique sportive insuffisante

« La sédentarité s’inscrit dans un environnement qui est favorable à la prise de poids, moins de mouvements, davantage de temps d’écran, moins de sommeil et une exposition permanente à des aliments ultratransformés. Et c’est cet ensemble qui va contribuer aux anomalies métaboliques et à la prise de poids », confirme Célia Lloret-Linares, endocrinologue et nutritionniste à Annemasse sur le site internet de Radio France. Pour limiter le risque, il est recommandé de rappeler aux familles l’importance de pratiquer une activité physique régulière.

Récemment, le ministère de l’Éducation nationale a publié des données concernant l’évaluation des aptitudes physiques des élèves de sixième et de seconde à la rentrée 2025. D’après les résultats, en sixième, 44 % des filles et 26 % des garçons ne parviennent pas à courir pendant 4 minutes à faible allure, et 12 % des élèves mettent 6,8 secondes ou plus pour courir une distance de 30 mètres. En seconde, les garçons réussissent, en moyenne, à sauter une distance de 186 cm sans élan, et les filles, une distance de 140 cm.

Sources

« Diabète, surpoids… Les adolescents touchés par des pathologies de personnes âgées à cause de la sédentarité », Radio France, 2 juin 2026.

« Évaluation des aptitudes physiques des élèves de sixième et de seconde à la rentrée 2025 », Éducation nationale, mai 2026.

« Temps d’écran des enfants de 3 à 11 ans : un usage précoce, quotidien et marqué par les inégalités sociales », Santé publique France, septembre 2025.

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